L’Union locale CGT de Saint-Étienne dénonce la répression d’une extrême brutalité de la manifestation pacifique du 17 octobre contre la vie chère et pour des moyens dans les services publics, notamment l’éducation nationale.
Alors que des milliers de personnes défilaient dans les rues de notre ville pour faire entendre leur colère, le pouvoir a choisi la force plutôt que de laisser la manifestation suivre son cours.
Jusqu’aux abords du centre commercial Centre Deux, le cortège progressait le long de la Grand’Rue sans incident majeur. C’est à cet endroit que les forces de police en ont bloqué la progression, provoquant une montée des tensions qui a rapidement dégénéré en affrontements.
La réponse policière a alors pris une tournure d’une violence inouïe à l’encontre de l’ensemble des manifestants : un déluge de gaz lacrymogènes, des tirs de LBD et des grenades assourdissantes lancées au milieu de la foule.
Le bilan est dramatique : Un jeune manifestant a eu la main arrachée par l’une de ces grenades !
Nous exprimons à ce jeune manifestant, ainsi qu’à ses proches, mais également à l’ensemble des manifestant.e.s blessé.e.s notre soutien le plus total. Nous leur adressons toute notre force dans cette épreuve traumatisante. Nous n’oublierons pas ce qui s’est passé.
COMBIEN DE BLESSÉ.E.S, COMBIEN DE MUTILÉ.E.S FAUDRA-T-IL ENCORE AVANT QUE CES ARMES DE GUERRE SOIENT DÉFINITIVEMENT INTERDITES ?
LES LBD ET LES GRENADES ASSOURDISSANTES N’ONT PAS LEUR PLACE DANS LES MANIFESTATIONS ! NOUS EXIGEONS LEUR INTERDICTION IMMÉDIATE ET DÉFINITIVE DANS LES OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE L’ORDRE !
Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame à Saint-Étienne, que les responsabilités soient établies et que les auteurs et les donneurs d’ordre de ces violences répondent de leurs actes.
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, mais aussi François-Xavier Bieuville, préfet de la Loire, portent une responsabilité politique directe dans cette répression sanglante.
Après les violences déjà subies par les lycéen.e.s et les étudiant.e.s ces dernières semaine, cette nouvelle escalade contre les manifestant.e.s est inacceptable : il doivent rendre des comptes et démissionner !
ILS NE NOUS FERONT PAS PLIER. ILS NE NOUS FERONT PAS TAIRE !
Cette manifestation massive témoigne d’une colère populaire profonde et d’une détermination collective à faire entendre nos revendications sociales et à ne plus accepter l’inacceptable.
